lundi 23 juillet 2012

Mangez moi.



- Dans ma ville d'origine, j'ai une sale réputation. Mais vraiment, une horrible réputation. C'est vrai que je ne fais pas vraiment gaffe, j'aime bien jouer avec les filles... elles sont si naïves, tellement pleine de bons sentiments et de joie de vivre. J'ai aimé qu'une fille dans ma vie, elle s'appelait Cassandra. On est resté pas mal de temps ensemble, mais on ne se supportait plus à la fin. J'avais besoin... de respirer. Alors je l'ai trompé. Et les emmerdes sont partis de là. Elle dit à qui veut l'entendre que je suis un raté, un connard , que je prends des filles au hasard pour leur briser le coeur. C'est pas faux. 
Une fois, j'ai sucé un mec dans les toilettes du skatepark de ma ville. Comme ça pour le fun. C'était un one shot, je suis resté discret. Malheuresement; ça s'es pas vraiment passé comme je le voulais. Du coup , j'ai toute ma ville à dos. Les filles, parce qu'elles pensent que je suis un connard, les mecs, parce que j'suis un cassos. Bah génial.

Une fois, j'ai parlé à une fille que j'avais pas vu depuis des mois. On s'etait rencontré à une soirée du nouvel an, j'étais completement défoncé. (Ouais, parce qu'en fait, ma meilleure amie, c'est marie jeanne)
Elle était plutot cool, elle l'avais même marqué "asshole" sur la joue au marqueur. Je m'étais barré/
Je voulais la voir, elle m'avais l'air assez ironique et pas totallement conne. Donc je l'ai vu. Deux fois. On s'est embrassé, mais ça a pas été loin. Trop jeune, elle me faisais un peu de peine. 

Des fois, je me demande si je suis con de naissance, ou si c'est venu apres. Puis, je fume un oinj, et j'oublie. Je comprends pas, je sais pas comment je vais finir.


- Ouais ? 

- Ouais.

- Bah écoute, vas te pendre, mec.






lundi 2 juillet 2012

P.





Je me dit que ça sert plus à rien de faire des efforts. A un moment, on se fera buter.
Je fume tout les jours depuis que je t'ai rencontré. Un bédo le matin, un autre l'apres midi, et un autre le soir. Ce petit gout amer mais si délicieux me fais repenser au jour ou je t'ai embrassé. Tu te rappelles ? Moi oui.
On était devant mon immeuble, assis sur la barrière, celle à côté des roses. On fumait une petite clope, t'allais  partir. On était tout pres, genre vraiment tres pres. Tu m'as fait un calin. Et là, à ce moment précis ou tu as posé tes levres imbibé de trop d'années de spliff, j'ai su que tu te foutais de ma gueule.

Je t'aime, autiste. Change pas, trouve juste une autre cible.