lundi 29 octobre 2012

Color theory.


C'est le chien du gars de la sncf qui me reveille en aboyant comme un taré. On me dit de ne pas rester là, de me lever vite fait et de dégager de ce métro. Je sors en tee-shirt de la station, il fait 2°C dehors. Je ne sais plus ou j'étais, où je suis, et où je vais. Toute seule, en sanglots, dans une ville inconnue, il n'y a plus que des trains vides et des taxis éteints. C'est comme si je vivais une scène de mauvais sitcom. On se croit dans une scène dramatique ridicule, mais en fait, c'est notre vie. Notre pauvre vie qui défile sous nos yeux. Je pense à me laisser crever sur place, en espérant secrètement que quelqu'un fasse attention à moi. Et je file dans la nuit, sans me retourner après tout, je n'ai rien à perdre. Les lumières illuminent mon visage, et mon esprit divague, je ne marche plus droit, et personne n'est là pour m'admirer dans mon piteux état. Je ne pense plus, et me laisse tomber. Je ne me relèverai plus, j'emmerde les normes, le monde et sa continuité.

Relachez moi dans la galaxie, que je puisse éparpiller mon âme.

vendredi 19 octobre 2012

Keep leaving.


L’apprentissage de la débauche ressemble à un vertige; on y ressent d’abord je ne sais quelle terreur mêlée de volupté, comme sur une tour élevée. Tandis que le libertinage honteux et secret avilit l’homme le plus noble, dans le désordre franc et hardi, dans ce qu’on peut nommer la débauche en plein air, il y a quelque grandeur, même pour le plus dépravé

dimanche 7 octobre 2012

Candles.


A un moment de ta vie tu vas te rendre compte qu'en fait, t'es seul. Complètement seul. Tu vas te rendre compte que les gens partent sans se retourner. Que les promesses veulent rien dire, que c'est que du vent, que les gens les oublient comme ils ont des trous noirs devant leur feuille d'examen. Tu vas réaliser que tes amis resteront pas avec toi pour toujours, parce qu'ils vont grandir... Et vu que tout le monde grandit à sa façon, tout le monde part et change. Tu vas te rendre compte que ton seul vrai ami c'est toi. Mais c'est pas une mauvaise chose, parce que c'est ça la liberté. Quand t'es seul, t'as plus rien ni personne à perdre. Et quand t'as rien ni personne à perdre, tu peux faire absolument tout ce que tu veux, tout abandonner, tout quitter, t'envoler, prendre des risques... Être seul, c'est aussi être libre

samedi 6 octobre 2012

Headlines.


Je savais pas qu'on pouvais être bourré au bout de deux verres. Je suis dehors, j'ai envie de quitter cette péniche de merde parce que je m'emmerde vraiment. Les deux cons de A. sont entrain de bosser, et je me retrouve extrêmement seule. J'appelle V., parce que j'ai rien d'autres à faire, et qu'il me manque un peu aussi. C'est comme mon meilleur pote, mais jamais je l'avouerai. Je lui raconte ma vie, et je sais bien qu'il s'en branle, mais au moins ça me détends. J'appelle B., il ne réponds pas, comme d'habitude. Pussy. J'aimerai bien appeler S. aussi, mais si je commence à vous raconter l'histoire, j'ai pas fini. Il est venu avec sa "copine". Je met des guillemets parce que cette pute est cocu jusqu'à la moelle, on peut le sentir à 1km. Mais elle est naïve, je lui pardonne. Je rentre dans la salle, bien décidé à faire abstraction de ma situation merdique. Et je danse jusqu'à rire. Je prie le jours de ne jamais revenir. Il a ce petit regard bienveillant qui me fous le cafard. Je veux juste être malheureuse en paix, j'ai pas besoin que tu te pointes comme ça sans prevenir, en faisant comme si tu étais comprehensif alors que tu t'en fous royal. 
Retourne avec ta cocu de copine et laisse moi skater en paix. Les hommes de ma vie. C'est triste, mais c'est eux. Et je ne peux pas y faire grand chose, pour l'instant. A part attendre comme une dépravée. 

jump


Il est tard. Je repense à toi, et je fume ma clope sur le rebord de la fenêtre. Je pourrais me laisser tomber du 5eme étage, et tout oublier. Je pourrais disparaître en deux secondes, et ne plus ennuyer personne. Ne plus les faire chier avec ma vie inintéressante  Vous savez ce qui me fait le plus mal ? C'est que personne ne se retourne sur mon passage. Je ne suis pas spécialement belle, je n'ai pas un charisme fou, ni une bande de potes incroyable, pas de boyfriend extraordinaire, pas une vie virtuelle palpitante, pas de talents particuliers. J'ai juste mon cerveau, qui bouillonne de plus en plus chaque jours. Plus le temps avance, plus je me dis que je suis dans la merde complète  Vivre toute ma vie derrière les autres ? C'est ça, ce qui m'attends ? Mieux vaut que j'aille m'écraser la gueule par terre.