lundi 29 octobre 2012

Color theory.


C'est le chien du gars de la sncf qui me reveille en aboyant comme un taré. On me dit de ne pas rester là, de me lever vite fait et de dégager de ce métro. Je sors en tee-shirt de la station, il fait 2°C dehors. Je ne sais plus ou j'étais, où je suis, et où je vais. Toute seule, en sanglots, dans une ville inconnue, il n'y a plus que des trains vides et des taxis éteints. C'est comme si je vivais une scène de mauvais sitcom. On se croit dans une scène dramatique ridicule, mais en fait, c'est notre vie. Notre pauvre vie qui défile sous nos yeux. Je pense à me laisser crever sur place, en espérant secrètement que quelqu'un fasse attention à moi. Et je file dans la nuit, sans me retourner après tout, je n'ai rien à perdre. Les lumières illuminent mon visage, et mon esprit divague, je ne marche plus droit, et personne n'est là pour m'admirer dans mon piteux état. Je ne pense plus, et me laisse tomber. Je ne me relèverai plus, j'emmerde les normes, le monde et sa continuité.

Relachez moi dans la galaxie, que je puisse éparpiller mon âme.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire